GRADATION

La gradation consiste à pouvoir moduler le flux d'une source lumineuse à partir d'un dispositif de commande manuel (bouton poussoir par exemple) ou automatique (détecteur de luminosité par exemple) : ces deux notions de gradation et de commande sont indissociables, et les composants et les modes de fonctionnement s’entremêlent.

Le 0-10V

Ce système analogique est le premier niveau de la commande : il est simple et bon marché.

Un courant continu et de tension variable entre 0 et 10V (d'où le nom) passe dans les fils de commande du ballast. Les variations du potentiomètre permettent de faire varier de manière proportionnelle le flux lumineux des sources.

Conséquences :

- Les fils de commandes ne sont pas interchangeables donc attention à la polarité au niveau du câblage des fils de commande  

- Deux potentiomètres ne peuvent pas commander un seul ballast gradable 0-10V (donc pas de va-et-vient possible)

- Le système est sensible à la chute de tension en cas de grande longueur de câble de commande, donc perd de sa précision voire peut dysfonctionner (les luminaires proches du potentiomètre peuvent émettre plus de flux que ceux qui sont très loin par exemple)

- Le système est également sensible aux perturbations du courant électrique.

 

Le DMX

Ce protocole numérique est essentiellement utilisé dans l'éclairage dynamique et scénique. Il apparaît assez peu dans l'éclairage intérieur sauf pour des situations très particulières comme la variation dynamique de la couleur.

Le système est particulièrement adapté à cette gestion complexe car il permet de gérer 512 canaux en affectant une valeur comprise entre 0 et 255. Chaque canal peut être affecté à un angle de rotation ou à une couleur par exemple. Des trames (appelées trame DMX) comportant les informations des 512 canaux sont envoyés 44 fois par seconde (44Hz) à tous les éléments connectés. Le DMX évolue. Il est par exemple devenu bidirectionnel il y a quelques années.

Un protocole appelé Art-Net permet d'intégrer ces trames DMX dans un réseau Ethernet pour gérer plus facilement un grand nombre de canaux DMX.

Le DALI (Digital Addressable Lighting Interface)

Il s'agit d'un protocole métier (réservé à l'éclairage) complexe mis en place par les principaux fabricants de ballasts pour contrôler les luminaires.

Le principe physique est un fonctionnement numérique qui est également peu sensible aux perturbations et qui permet un contrôle total de l'installation.

Le DALI propose :

- Un adressage des différents composants (alimentations/ballasts ou détecteurs par exemple), ce qui permet de maîtriser la variation luminaire par luminaire (plus exactement ballast/alimentation par ballast/alimentation) en fonction de paramètres extérieurs (présence ou luminosité par exemple)

- Un flux bidirectionnel (l'information peut revenir du luminaire ce qui permet de savoir par exemple si une source ou un appareillage est défectueux).

Il est possible d'intégrer sur un bus DALI toutes sortes de composants :

- Ballasts 0-10V par l'intermédiaire d'un convertisseur,

- Lampes incandescences ou halogènes à l'aide d'un dimmer,

- Stores ou portes avec un relais,

et de relier le tout à une GTB (Gestion Technique du Bâtiment) à l'aide d'une interface spécifique.

Pour plus d’informations, voir le site dédié au DALI.

 

Résumé

Voici un résumé des différents moyens de transmettre la commande de la gradation, sachant que chaque bâtiment a sa propre spécificité et que les solutions en constante évolution sont à appliquer au cas par cas (de plus, différents protocoles peuvent être utilisés de manière concomitante, par exemple du 0-10V avec un bus DALI) :

Gradation résumé